Quand l’ordinateur devient un gérant de fortune

Swissquote prépare le lancement d’un service automatisé de gestion pour les fortunes allant jusqu’à 500 000 francs.

Depuis le début de l’année, la Bourse suisse est hantée par un trader virtuel: un ordinateur. Et c’est sans le moindre état d’âme que le Swissquote Quant Swiss Equity Fund achète et vend des actions. Maintenant que ce computeur a fait ses preuves, le trader en ligne Swissquoteva le décliner sous forme de nouveau service au cours du premier trimestre 2010 pour une clientèle cible disposant d’une fortune allant jusqu’à 500 000 francs.

«Avec une stratégie délibérément prudente, le fonds a réalisé une performance de 8% depuis le début de l’année, confie Marc Bürki, CEO et cofondateur de Swissquote. En temps normal, nous performons régulièrement le marché. Mais la nature prudente du portefeuille limite la hausse quand le marché explose.» Le risque du fonds est aussi limité à la baisse. Sa performance relative n’est cependant pas le plus important.Le Swissquote Quant Swiss Equity Fund est d’abord un outil expérimental. Swissquote s’en est servi pour vérifier que ses instruments informatiques fonctionnent bien.

L’offensive que prépare le trader en ligne n’est pas de vendre un fonds piloté par ordinateur mais d’automatiser la gestion de portefeuilles, correspondant au besoin et à la stratégie unique de chaque client. Car ces logiciels rendent bon marché cette forme de sur-mesure.Comme dans une banque privée, le client se verra proposer une stratégie en fonction d’un questionnaire qu’il remplira en ligne afin de déterminer son profil, ses préférences, ses objectifs et son horizon de placement.

A partir de là, l’ordinateur lui proposera un portefeuille individualisé. Validé par le client, ce choix sera ensuite exécuté automatiquement par des achats puis par une gestion dynamique au quotidien. En fonction des demandes du client, le programme générera des alertes pour le prévenir des décisions d’investissement.

Un computeur rationnel

Derrière une interface que Swissquote prévoit simple, les ingénieurs financiers de l’entreprise vaudoise ont dû monter tout un système pour rendre possible ce e-private banking. Il a d’abord fallu construire des bases de données dynamiques (les cours changent tout le temps) pour intégrer plus de 500 000 produits financiers.

Ensuite, les ingénieurs ont créé des modèles dits de value at risk, qui mesurent la volatilité historique des titres afin de déterminer s’ils sont stables ou au contraire risqués. Enfin, le système tient compte du facteur humain en intégrant les recommandations des analystes.Marc Bürki reconnaît que ces modèles ne prévoiront pas les chocs macroéconomiques. Qui le peut? Mais il insiste sur le fait que les décisions de l’ordinateur ne sont que rationnelles alors que souvent les investisseurs se laissent aveugler par des émotions qui les conduisent, par exemple, à systématiquement prendre leurs bénéfices sur les titres qui performent le mieux alors que ce sont souvent ceux qu’il faudrait garder.

L’automatisation de la gestion de fortune est-elle pour autant inéluctable? La concurrence est en tout cas en train de se mettre en place. Le Crédit Agricole vient de lancer sa banque privée en ligne B For Bank sur le marché français. Il n’a toutefois pas fait le choix de pousser autant les mathématiques financières que Swissquote. Signe de ses ambitions, l’entreprise suisse prévoit le recrutement d’une vingtaine d’analystes quantitatifs. A terme, Marc Bürki espère pêcher des talents dans le vivier, qu’il a mis en place à l’EPFL, autour de la chaire Swissquote d’ingénierie financière qui vient de démarrer.

Tiré de Bilan.ch

Publié dans Economie | Mots-clefs : | Laisser un commentaire

Unia réclame à son tour un salaire minimum

 

 

 

 

 

En Suisse, environ 400′000 travailleurs gagnent moins de 3500 francs.   [Keystone]

 

Après l’Union syndicale suisse et le PS, au tour d’Unia de se prononcer pour le lancement d’une initiative pour un salaire minimum. Réunis samedi en assemblée à Berne, les délégués du syndicat ont accepté le projet à l’unanimité.

Il n’est pas acceptable que malgré leur dur labeur, des travailleurs doivent se contenter de salaires indécents, a expliqué samedi Andreas Rieger, co-président d’Unia lors de l’assemblée.

Les quelque 100 délégués présents à l’assemblée estiment que le revenu minimum doit avoisiner deux tiers du salaire médian, soit 3600 francs 13 fois par an ou 3900 francs sur douze mois.

Le législateur édictera un salaire minimum obligatoire et les Conventions collectives de travail devront s’y conformer. Une loi doit en outre servir de filet de sécurité, a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Le texte détaillé sera élaboré ces prochains mois avec le concours de l’Union syndicale suisse (USS). Puis Unia recherchera le soutien d’autres organisations ou partis. A fin octobre, les délégués du Parti socialiste avaient semblablement voté pour l’ancrage d’un salaire minimal dans la Constitution.

Contre l’abaissement du taux de conversion

Unia a pris d’autres décisions. Le syndicat mènera une campagne contre l’abaissement du taux de conversion LPP. Si le Parlement devait décider de réduire les prestations de l’AVS et de l’assurance-chômage, Unia saisira le référendum.

Unia n’acceptera pas non plus un affaiblissement de la SUVA lors de la révision de la loi sur l’assurance-accidents. Enfin, le syndicat demande dans une résolution au Conseil fédéral de concrétiser dans le droit la protection contre le licenciement des travailleurs dans le cadre de leurs activités syndicales.

Egalité hommes-femmes

Le partage du travail familial entre hommes et femmes reste très inégal, ont relevé de leur côté les femmes de l’Union syndicale suisse samedi à Berne avec un manifeste. Elles réclament des horaires et une organisation du travail compatibles avec la vie de famille, tant pour les hommes que pour les femmes.

Elles revendiquent un congé maternité de 18 semaines payé à 100%, un congé paternité payé de plusieurs semaines et des jours de congé supplémentaire en cas de tâches d’assistance aux membres de la famille. Les femmes de l’USS demandent également d’améliorer les salaires des femmes.

Source: 20 minutes

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Une start-up veut valoriser les déchets de pommes en biogaz et en antioxydants

Un projet pilote a été réalisé avec la Haute École spécialisée de Sion. Des contacts sont en cours avec des fabricants de jus de pommes mais, pour l’instant, aucun accord n’a été conclu.


Chaque année, plus de 123 000 tonnes de pommes sont pressées. Un processus qui engendre également des déchets: 21 000 tonnes de résidus de pressage doivent être brûlés car ils contiennent trop de sucre pour nourrir le bétail. Pulp Energy, un projet mené par Laurent Cuénoud, consiste à récupérer ces déchets et à les valoriser grâce à un procédé chimique à base d’alcool et d’eau. Après filtration et évaporation, il en résulte des antioxydants, du sucre et des déchets de pommes ne contenant plus de sucre. «Ces résidus deviennent propres à la consommation pour les animaux», souligne-t-il.

Grâce à un procédé de fermentation standard, le sucre – extrait des pommes – peut être envoyé dans un digesteur pour être transformé en biogaz. «Il s’agit d’une digestion anaérobique ou méthanisation qui consiste à transformer en l’absence d’oxygène cette matière organique, à savoir le sucre, en biogaz», explique Laurent Cuénoud. Après épuration, il pourra être utilisé dans des chaudières, générer de l’électricité, être injecté dans le réseau de gaz naturel ou servir de carburant.

Quant aux antioxydants extraits de ces déchets de pommes, Laurent Cuénoud espère intéresser l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Ils sont en effet utilisés pour conserver des aliments, réduire l’oxydation de certains produits ou protéger l’organisme. On en retrouve ainsi dans des yoghourts, des médicaments ou des crèmes de beauté. «Grâce à notre procédé, nous obtenons une poudre dont l’activité antioxydante est supérieure aux extraits de thé vert», affirme Laurent Cuénoud.

La faisabilité du processus de Pure Energy a été démontrée lors d’un travail post-doctoral à l’Université de Lausanne. Un brevet a été déposé et un projet pilote a été réalisé avec la Haute Ecole spécialisée de Sion. «Des contacts sont en cours avec des fabricants de jus de pommes. Mais, pour l’instant, aucun accord n’a été conclu, note Laurent Cuénoud, qui cherche à lever 250 000 francs afin de passer à une phase d’industrialisation. Nous voulons démontrer que le procédé marche à grande échelle et qu’il est économiquement rentable.»

Le potentiel de production annuelle, lié à ces 21 000 tonnes de résidus de pressage, est estimé entre 10 et 15 millions de mètres cubes de biogaz. «Il contient 50% de méthane, carburant qui bénéficie d’un excellent bilan énergique et qui réduit fortement les impacts environnementaux», précise Laurent Cuénoud, ex-directeur de la société en conseils informatiques Itecor, qui se consacre désormais à différents projets dans le domaine des technologies propres. Sa société Pure Energies, en cours de création, chapeaute Pulp Energy. Elle est également chargée de commercialiser les prises électriques «intelligentes» de Smart Energies. Elles permettent d’optimiser et de diminuer la consommation d’appareils électriques tels que les ordinateurs, les modems, les stéréos, les machines à café, le chauffage ou la climatisation. «Dans les entreprises, jusqu’à 40% de l’électricité est consommée en dehors des heures de travail», précise le jeune entrepreneur. Grâce à cette prise, l’utilisateur peut gérer et visualiser sur son ordinateur sa consommation en temps réel. Via Internet ou son smartphone, il pourra même enclencher à distance sa pompe à chaleur, éteindre les lumières ou couper les appareils en mode veille.

«Déjà commercialisée aux Pays-Bas auprès de 1000 clients, cette prise a permis de réduire facilement la consommation énergétique de 20%», souligne Laurent Cuénoud, qui vise le marché suisse dès la fin de l’année. Enfin, Pure Energies a décroché un mandat de commercialisation des dispositifs solaires développés par Iland Green Technologies, une société basée à Neuchâtel. Celle-ci conçoit des panneaux solaires déroulables, couplés à une batterie. Le tout étant contenu dans un tube d’un mètre de long facilement transportable. Le dispositif permet d’assurer l’approvisionnement de tout appareil électrique, d’alimenter un petit chalet isolé ou d’assurer des fonctions de survie dans une région éloignée des réseaux électriques.

Source: LeTemps.ch

Après le colza voilà les résidus de pomme pour fabriquer votre carburant!!

Et après??

Publié dans Economie | Mots-clefs : , , | Laisser un commentaire

Le fisc joue un sale tour aux fans de loto et de PMU

IMG_0254

Publié dans Non classé | Mots-clefs : , , , | Laisser un commentaire

Les exportations chutent de 22,7% en octobre

Quand nous demandons à quelqu’un des objets typiquement suisses, les gens répondent les montres et le chocolat. Mais, nous pouvons voir par l’article suivant que l’horlogerie suisse n’est pas dans ces meilleurs jours cette année et même depuis plus longtemps.

 

L’horlogerie suisse continue à broyer du noir. Les exportations de secteur ont encore reculé de 22,7% en octobre par rapport au même mois de l’an passé, à 1,302 milliard de francs. Sur dix mois en 2009, la contraction atteint 25,5% , a indiqué jeudi la Fédération de l’industrie horlogère suisse.

La base de comparaison est certes élevée, dans la mesure où 2008 avait constitué une année record, mais comparativement à 2007, la baisse atteint tout de même 16,9%.

Avec le nouveau recul d’octobre, les exportations affichent leur treizième mois consécutif de diminution. Le taux de contraction n’est toutefois pas aussi prononcé qu’au printemps, avec un pic négatif de 31,9% en juin. Reste que la morosité continue à sévir sur pratiquement tous les marchés et pour tous les produits.

Chute des Etats-Unis

Les deux principaux débouchés à l’exportation affichent ainsi une petite mine. Hong Kong a subi une chute de 23,9% après neuf mois en 2009 à 1,74 milliard de francs, alors que les Etats-Unis plongeaient de 41,8% à 1,17 milliard. Sur le seul mois d’octobre, les reculs atteignent respectivement 18,3% et 38,2%.

Derrière, les marchés français et italien font un peu mieux. Le premier présente une diminution de 12,6% à 799,8 millions de francs (-16% en octobre), tandis que le second recule de 12,4% pour dégager un montant 749 millions (-16% en octobre). L’Allemagne s’inscrit dans la même ligne, alors que le Japon accuse une chute de 34,1%.

Dans son commentaire, la FH signale l’évolution à contre-courant survenue avec Singapour. Les livraisons à destination de la ville-Etat ont ainsi augmenté de 5,6% en octobre pour s’élever à 82,3 millions de francs. Elle écrit encore que le nombre de marchés en hausse s’est accru par rapport aux mois précédents.

La Chine décroche aussi

Mais même la Chine n’est pour l’heure plus une locomotive de croissance. Les exportations vers l’Empire du Milieu, huitième débouché pour la branche, ont décroché d’un quart environ, aussi bien en octobre que sur dix mois.

L’analyse des pièces exportées selon les matières montrent une baisse générale en octobre. Les montres-bracelets en or et plaquées or, qui constitue près de 30% du total, ont vu leur valeur diminuer plus que la moyenne. Les garde-temps en acier ont pour leur part enregistré un recul de 19,4% à 505,4 millions de francs.

Par prix, ce sont les montres-bracelets de moins de 200 francs (prix sortie usine et non de vente) qui subissent la plus forte contraction (-37,2% en octobre). Le segment 200-500 francs s’en sort mieux (-5%),alors que celui des pièces à plus de 500 francs diminuait encore de 23,2%.

Tiré du temps du 19  novembre 2009

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

L’attaque de Monsieur Prix contre Billag fâche l’OFCOM


63150325

ATS | 01.03.2009 | 13:48

L’offensive de Monsieur Prix contre Billag n’est pas du goût du directeur de l’OFCOM. Martin Dumermuth accuse Stefan Meierhans d’avoir « mis en route la machine médiatique sans crier gare ». Mais il admet qu’une réforme du système d’encaissement de la redevance s’impose.
Les téléphones, ordinateurs ou les lecteurs MP3 vont pouvoir capter la radio et la télévision, relève le directeur de l’Office fédéral de la communication (OFCOM) dans un entretien à la SonntagsZeitung. L’actuel concept de taxes liées à des appareils de diffusion sera donc bientôt obsolète, selon Martin Dumermuth.
L’OFCOM planche depuis quelques temps sur des alternatives qu’il devait présenter devant la commission des télécommunications du Conseil National, il y a deux semaines. M.#Dumermuth était en contact étroit avec Monsieur Prix. Les attaques de ce dernier contre Billag, un jour avant la séance de la commission, ont donc surpris le directeur de l’office. Poser les bonnes questions
Il est curieux que les autorités fédérales se lancent dans une offensive médiatique juste avant une séance de commission, alors qu’il n’y a pas d’urgence, assène Martin Dumermuth. Pour lui, sa réflexion et ses critiques adressées à la société d’encaissement de la redevance radio-TV ne sont pas abouties.
D’autres systèmes pour percevoir cette taxe coûteraient également au contribuable. Pour l’encaissement de l’impôt fédéral direct, les cantons perçoivent par exemple 17% du montant, fait valoir le directeur de l’OFCOM.
Si l’on privilégie la piste de l’encaissement de la redevance à travers un impôt, il faut aussi vérifier que la constitution le permet. Une telle réforme est très complexe, avertit le directeur de l’OFCOM. Son office rédigera un rapport pour le Conseil fédéral d’ici la fin de l’année, proposant des modèles envisageables. Le contrat de Billag court jusqu’en 2014.
Né sur Facebook
Monsieur Prix a mi le feu aux poudres à la mi-février en proposant de supprimer Billag. Les 55 millions que la société reçoit de la Confédération pour percevoir la redevance radio-TV pourraient servir à baisser la redevance, selon Stefan Meierhans. Il propose de remplacer le système existant par une taxe par habitant, perçue avec l’impôt fédéral direct.
Ce faisant, le Surveillant des prix relaie les revendications d’un groupe d’environ 30′000 personnes né sur le réseau social en ligne Facebook. Son objectif: lancer une initiative populaire d’ici la fin de l’année.
Publié dans Economie, Politique, Suisse | Mots-clefs : , , | 1 commentaire

Un Suisse arrêté en Thaïlande pour soupçons de pédophilie

ENQUÊTE | Un Suisse soupçonné d’actes sexuels avec des enfants a été arrêté en Thaïlande. L’Office fédéral de la police a confirmé jeudi cette information du « Blick ».

© archives |

AP | 12.11.2009 | 11:13

Il a eu connaissance de cette arrestation la veille par son attaché de police à Bangkok. Le dossier a été transmis aux autorités cantonales compétentes pour la poursuite de l’enquête. Fedpol cordonnera l’échange d’informations entre le canton concerné et la Thaïlande. Selon le « Blick », le Suisse, un politicien radical, arrêté est âgé de 55 ans et habite le canton de Zoug.

http://www.tdg.ch/suisse-arrete-thailande-soupcons-pedophilie-2009-11-12

Publié dans Politique | Mots-clefs : | Laisser un commentaire

Billag

Ceux qui n’ont pas de TV seront quand même taxés

L’Office fédéral de la communication (OFCOM) envisage d’astreindre tous les ménages suisses au paiement de la redevance radio/TV, qu’ils possèdent ou non un appareil de réception.

Les avancées technologiques rendent difficile la définition d’un appareil de réception.

C’est ce qu’a déclaré son directeur Martin Dumermuth, dans une interview parue jeudi dans la «Berner Zeitung».

L’OFCOM est en train de réexaminer le système de la redevance en vue de soumettre des propositions au Conseil fédéral d’ici janvier prochain. La principale piste de réflexion est de prélever dorénavant la redevance par ménage. Cette extension se justifie par le flou qui entoure le terme d’appareil de réception, depuis qu’il est possible de regarder la télévision ou d’écouter la radio via presque tous les ordinateurs ou téléphones portables, explique Martin Dumermuth.

Il ne s’agit pas d’encaisser davantage de recettes, précise le directeur de l’OFCOM. Si tous les ménages sont astreints au paiement de la redevance, cela reviendrait au contraire meilleur marché par tête. Il n’y aurait en outre plus besoin de contrôleurs pour s’assurer que les particuliers possédant un appareil de réception radio/TV se sont bel et bien annoncés auprès de Billag, l’organe d’encaissement de la redevance.

L’OFCOM ne songe en revanche pas à supprimer Billag, comme le demande le Surveillant fédéral des prix Stefan Meierhans. Faire encaisser la redevance par les administrations fiscales cantonales ou les sociétés d’électricité coûterait certainement nettement plus cher. Avec un organe d’encaissement unique, les coûts fixes ne tombent en effet qu’une seule fois.

Publié dans Economie, Suisse | Mots-clefs : | Laisser un commentaire

La Suisse présidera le Conseil de l’Europe pour 6 mois…

Souvent confondu avec la comission européenne, le Conseil de l’Europe a son siège à Strasbourg et la Suisse en est menbre depuis 1963. Cette organisme date de 1949 et réuni 47 Etats dont la Russie notamment.  Alors que l’Union Européenne comprend actuellement 27 membres. Son but est d’introduire des normes juridiques au niveau européen. Dans cet article du Temps, vous trouverez les informations utiles à ce sujet : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/26c79cba-cfd3-11de-8c97-decdc1a21439/La_petite_voix_de_la_Suisse_en_Europe

On peut aussi se poser la question de l’utilité de ses nombreuses organisations internationales, qui sont à mon avis redondandes et dont l’utilité est très discutable. Le coût de cette gigantesque administration (UE) est de 105 milliards d’Euros annuels… Certes une partie est reversée aux Etats plus pauvres pour les aider dans leur développement, mais la distribution des aides est des plus douteuses. Par exemple dans une région du Sud, il y a des tunnels qui ont été construits mais qui ne sont reliés à aucun réseau routier présent ou à venir.

Publié dans Economie | Mots-clefs : | Laisser un commentaire

Grippe et vaccin : La débandande gouvernementale

Peut-on encore aujourd’hui, en France, tenter de parler raisonnablement de pandémie grippale et de santé publique?

La question désormais s’impose: peut-on encore aujourd’hui, en France, tenter de parler raisonnablement de pandémie grippale et de santé publique? Peut-on s’y risquer sans être aussitôt accusé de faire (consciemment ou pas) le méchant jeu de quelques multinationales pharmaceutiques (pour ne pas, horreur) faire celui du gouvernement?

Cette question s’impose parce que tout se précipite. Il y a quelques semaines encore, de nombreuses personnalités pouvaient légitimement prendre la parole sur ce sujet. Or les mêmes ne cessent de perdre progressivement leur potentiel de crédibilité. Qui plus est nous assistons désormais en direct à la démission explicite de quelques responsables gouvernementaux; des responsables successeurs de ceux qui, jadis, se seraient fait un honneur de donner l’exemple sanitaire et vaccinal à leurs concitoyens.

En deux mots: confusion et régression.

Dernier et éclairant symptôme: les réponses des membres du gouvernement publiées par Le Parisien/Aujourd’hui en France dans son édition datée du 11 novembre. Ce quotidien interroge quotidiennement depuis des lustres ses lecteurs sur la question «sociétale» du jour. Il est heureusement aujourd’hui passé à l’échelon gouvernemental; et certains membres du gouvernement (pas tous, loin s’en faut) répondent. Les citoyens peuvent ainsi commencer à faire le partage entre ceux de leurs ministres qui ont clairement choisi de monter en ligne et tous les autres, qui répondent ou ne répondent pas;  les indécis, les «faut voir», les «on ne sait pas encore», les «silencieux qui n’en pensent pas moins».

On observera aussi que les évolutions sémantiques, ombres portées des angoisses collectives, font que l’on est passé en quelques jours de la «vaccination» à l’ «injection». Ainsi la question posée est désormais bien celle de savoir si, oui ou non, on va se faire «piquer». Point n’est besoin d’être linguiste pour apprécier.

Ainsi donc, en ce glorieux 11 novembre 2009 (pour la première fois franco-allemand), sont en partance médiatique pour la «piqûre» et la prochaine citation à l’ordre du mérite sanitaire «antigrippal»: Roselyne Bachelot, ministre de la Santé; François Fillon, Premier ministre; Christine Lagarde, ministre de l’Economie; Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche; Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP (et ancien ministre de la Santé officiant notamment non sans clarté dans les espaces de la  grippe aviaire); Luc Chatel, ministre de l’Education nationale ; Xavier Darcos, ministre du Travail ou encore Bernard Accoyer (médecin, spécialiste d’ORL) et président de l’Assemblée nationale.

On notera que le Pr Bernard Debré, député UMP de Paris (par ailleurs ancien ministre,  spécialiste hospitalo-universitaire d’urologie et dont l’expression «grippette» avait cet été fait florès) revient, à 65 ans, à la raison: «Je ne pouvais pas faire courir le risque aux personnes très affaiblies que j’opère d’attraper le virus» dit-il. Respire-t-on désormais mieux dans les couloirs et les chambres de l’hôpital Cochin de Paris?

Et puis aux antipodes de la solidarité sanitaire le refus total, ou presque: Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie et Jean-François Lamour, vieux manieur de sabre et jeune député (UMP) qui «ne ressent pas le besoin» de se faire vacciner.

Et puis, comme depuis toute éternité, entre les deux extrêmes, le marais. Belles et lourdes prises: Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo; ajouter au filet la frétillante mais décidemment trop méconnue Marie-Luce Penchard. Le président de la République ne sait plus trop où il en est de ses vaccinations et, comme souvent, attend l’avis de l’indispensable Val-de-Grâce. Le ministre de l’Ecologie? Il «n’aime pas les piqûres». Quant sa collègue Penchard, ministre de l’Outre-mer, elle nous dit ne pas trop savoir quelle conduite tenir, tout en expliquant faire «confiance à la médecine de son pays».

Ne manquait que l’immanquable: celle qui «ne souhaite pas répondre». Le rôle est ici tenu par Nathalie Kosciusko-Morizet, présentement secrétaire d’Etat à l’Economie numérique et que nous avons connue (11 novembre oblige) hautement plus «monte en ligne». Mme Kosciusko-Morizet est la maman (depuis un mois et demi) de Louis-Abel. A ce titre elle devrait, en toute rigueur épidémiologique, être prioritairement immunisée. Respect de la vie privée oblige cette jeune mère responsable de nos avenirs économiques et numériques ne souhaite pas «faire état de son carnet de vaccination». Dont acte. On attend désormais les réponses circonstanciées des membres de la grande cohorte gouvernementale et de la haute administration.

On se moque un peu, bien sûr. Mais comment faire autrement aujourd’hui que ne pas tenter de se moquer?

Changeons un instant de focales. Humoristes et adversaires politiques brocardent Roselyne Bachelot. Bien étrangement elle était jusqu’à aujourd’hui la seule au sein du gouvernement (ne parlons pas du chef de l’Etat) à monter quotidiennement sous le feu des projecteurs; comme si les conséquences d’une pandémie n’étaient que du seul ressort du ministère de la santé. (Où sont ici ses collègues de l’Intérieur et de la Justice?). La ministre est de ce fait accusée d’avoir -ce qui n’est pas faux – monopolisé depuis des mois la parole sur un ton aussi monocorde que peu convaincant.

Et l’on en vient déjà à songer qu’un relatif silence ministériel aurait, paradoxalement, pu être plus productif. On suspecte aussi Mme Bachelot d’inciter à la vaccination contre une maladie dont on peine à percevoir la réelle gravité; et on la suspecte d’autant plus qu’elle n’a cessé de se glorifier de sa commande, passée cet été, de 94 millions de doses vaccinales. Une commande faite dans des conditions dont on  postule qu’elles pourraient (au minimum) être l’objet de critiques le marché du vaccin, métaphores récurrentes aidant, rejoignant ici celui des armes.

Plus grave sans doute, contagion aidant, la suspicion vient ces derniers temps de gagner la communauté des «experts» en charge de conseiller le gouvernement. On découvre (ou plus précisément certains feignent de découvrir) que certains d’entre eux, spécialistes renommé de virologie, auraient des contacts avec des firmes pharmaceutiques spécialisées dans la production de vaccins destinés à protéger contre des infections par des virus, notamment ceux de la grippe. On ne sait, pour l’heure, rien de plus quant à la nature de ces contacts, quant à leurs éventuelles conséquences sur les décisions gouvernementales en matière de prévention. Qu’importe. Le savant n’est pas un saint. Le ver est dans le fruit. Le vaccin est impur.

Et Roselyne Bachelot de remonter au front, de défendre «ses» experts avec, il importe de le souligner, une forme de courage dont ont rarement fait preuve ses prédécesseurs dans les tempêtes sanitaires qu’ils ont été amenés à rencontrer. Et la ministre de tenter de croiser le fer avec les vents médiatiques, de faire la liste de toutes les institutions qui conseillent le gouvernement sur les questions de santé publique. Sera-t-elle entendue? Et quand?

Un symptôme de l’immense confusion confinant à la régression? Dire ou ne pas dire que dans les hôpitaux parisiens, l’occupation des lits de réanimation pédiatrique a dépassé le seuil d’alerte des 15 % du fait de la nouvelle grippe pandémique? Dire ou ne pas dire que c’est «à la demande du ministère de la Santé» que des «experts» viennent nous «expliquer» les enjeux de la vaccination chez les enfants. Répercuter ou pas ce que nous dit sur ce thème «à la demande du ministère de la santé» le site du Quotidien du médecin?

Extraits: «La grippe est une maladie pédiatrique, ce sont les enfants qui contaminent les adultes, rappelle le Pr Gérard Chéron, chef de service aux urgences de l’hôpital Necker (Paris). La pandémie due au nouveau virus A(H1N1)v est présente actuellement chez les enfants un peu partout en France. En Ile-de-France, l’activité des urgences pédiatriques a augmenté de 80% au cours du mois d’octobre par rapport aux 4-5 dernières années. Il s’agissait de pathologies infectieuses avec indications de prélèvements, dont plus de 80% sont revenus positifs à ce nouveau virus. Au sein des établissements de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, le seuil d’alerte d’occupation des lits de réanimation pédiatrique est dépassé, ce qui implique de déprogrammer d’autres activités de soins. Alors que le pic épidémique n’est pas encore atteint, la situation est extrêmement limite, sans compter que l’épidémie de VRS va débuter elle aussi… Il est vraisemblable que la situation en Ile-de-France va se généraliser dans les grandes villes et dans tous les CHU de l’Hexagone.»

Poursuivons dans les déclarations de professionnels. «Chez les enfants sains sans facteur de risque, il est impossible de prédire si tel ou tel fera une forme grave, souligne le Pr Catherine Weil-Olivier, pédiatre et membre du Comité de lutte contre la grippe. Il est donc très important de vacciner les enfants le plus largement possible afin de protéger ceux qui auraient développé des formes graves. Comme le système immunitaire de l’enfant est en cours de maturation jusque l’âge de 2 ans, on recommande un vaccin sans adjuvant chez les nourrissons de 6 à 23 mois. En attendant, s’il existe des facteurs de risque particuliers ou si la pandémie devient menaçante, il est légitime de proposer la vaccination avec adjuvant chez les moins de 23 mois. Dans son dernier avis, le Haut Conseil de la santé publique a d’ailleurs donné un très fort encouragement à le faire. Pour les nourrissons de moins de 6 mois, c’est la stratégie du cocooning. L’entourage doit être vacciné, c’est-à-dire toute personne vivant à la maison.»

Le Quotidien du médecin prend, fort curieusement, bien soin de souligner que ces déclarations sont extraites d’une «conférence de presse organisée, le 10 novembre 2009 à Paris, à la demande du ministère de la santé». Est-ce dire que les propos ici rapportés sont suspects ?

Jean-Yves Nau

SOURCE : SLATE.FR

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire