UBS lèse des milliers de clients

Des milliers de clients d’UBS, la plus grande banque suisse, ont été lésés par la liquidation d’un fonds d’investissements d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Cette dernière affaire pourrait péjorer l’image d’UBS. (Photo: Keystone)

«Nous comprenons votre déception», écrit la banque dans une lettre adressée à ses clients, selon des extraits publiés par le journal SonntagsZeitung.

Outre des investisseurs institutionnels, «des milliers de particuliers» ont été touchés par la liquidation confirmée par la banque du fonds dénommé «Global Property Fund», souligne le journal.

Lancé en 2004, le fonds avait réalisé des investissements dans près de 165 propriétés à travers le monde et notamment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et au Japon.

Début 2007, la valeur cumulée des investissements atteignait environ 10 milliards de francs suisses. Toutefois, du fait de la crise économique et financière qui a frappé l’immobilier, la valeur du fond est tombée à 4,3 milliards de francs suisses.

Cette dernière affaire pourrait porter un nouveau coup aux efforts déployés par la banque suisse pour regagner la confiance de sa clientèle. Les inquiétudes suscitées par les difficultés financières d’UBS avaient amené les clients à retirer de la banque quelque 91,1 milliards de francs de biens mobiliers et immobiliers au cours des neuf premiers mois de l’année.

Source 20minutes.ch

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Google veut aider à surveiller la déforestation

Cette technologie est en train d’être testée et sera disponible en tant que service gratuit.

« Nous espérons que cette technologie va aider à mettre fin à la destruction des forêts », ont indiqué Rebecca Moore et Amy Luers qui travaillent pour Google.org, la branche chargée du mécénat chez le géant d’internet.

La nouvelle technologie permet aux scientifiques d’analyser des données issues d’images satellitaires pour en tirer des informations comme la localisation et l’ampleur des forêts touchées par la déforestation.

Le système permet de révéler en quelques secondes quelles forêts sont en train d’être arrachées, brûlées ou coupées.

« Avoir les moyens de détecter les abattages sauvages plus rapidement peut aider à faire appliquer la loi locale et à prévenir toute déforestation à venir », ont écrit Rebecca Moore et Amy Luers sur un blog de Google.3b87ad3

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Un ex-employé de la HSBC a livré des noms au fisc français

Un ex-employé de la HSBC de Genève aurait dérobé des informations sur des comptes bancaires pour les transmettre au fisc français, selon Le Parisien

Le Ministre du budget français, Eric Woerth aurait-il dit toute la vérité dans l’affaire d’évasion fiscale opposant la France et les banques suisses, s’interroge Le Parisien? Ce mercredi, le quotidien français révèle qu’une partie des 3000 noms et numéros de comptes bancaires livrés à la France, proviendraient d’un vol commis fin 2008 par un ex-employé de la HSBC à Genève. L’homme, un ancien cadre du service informatique de la banque, est aujourd’hui réfugié en France.

La banque a porté plainte. La Suisse a ouvert une enquête. La France, qui fait la sourde oreille, refuse pour l’instant de rendre aux Helvètes leurs données bancaires. Mieux, elle a mis en place une cellule d’enquête, composée pour partie d’agents des douanes, chargée d’analyser «plusieurs milliers de comptes» provenant du vol de l’ex-employé de la HSBC de Genève.

En juin, le procureur de Nice est venu compliquer la donne. Dans le plus grand secret, Eric de Montgolfier a ouvert une enquête préliminaire. Il soupçonne certains résidants de son ressort territorial d’avoir ouvert des comptes dans la banque genevoise pour blanchir de l’argent. Il réclame, à la cellule, les informations les concernant.

HSBC confirme mais minimise

Contactée hier, la HSBC Private Bank de Genève confirme le vol mais assure, «en l’état de nos connaissances», qu’il ne concerne «pas plus de 10 clients» et que «les données concernées sont anciennes et pas de nature sensible». Du côté de Bercy, on s’affiche vertueux. «On n’achète pas d’informations et l’on ne communique pas sur nos sources», assure-t-on. D’habitude prolixe, le procureur de Nice refuse tout commentaire «à ce stade de l’enquête». L’ex-employé de la HSBC, qui vit sous protection, se terre du côté de Nice.

Source: LeTemps.ch

La HSBC dit ancienne données qui concerce 10 clients et la fisc Français pretent avoir 3000 noms.

Il y a 2990 noms qui sont apparu la par hasard? ou du bluf?

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Facebook améliore la protection de la vie privée de ses utilisateurs

Nous sommes pratiquement tous concernés par le sujet « facebook », puisque énormément de personnes se sont accrochées à ce site soit pour garder contact avec leurs amis, soit pour retrouver des personnes pas revues depuis longtemps, etc. Cependant, le président de FACEBOOK annonce quelques changements sur la confidentialité de certaines informations concernant la vie privée des utilisateurs. Voilà ce que présente l’article suivant:

La confidentialité sur Facebook, un point chaud qui alimente nombre de discussions, est sur le point d’être améliorée selon Mark Zuckerberg, président du site de réseau social. Dans une lettre ouverte publiée sur le blog officiel de Facebook, celui-ci se félicite tout d’abord du nombre grandissant d’utilisateurs puis fait quelques annonces sur la confidentialité et la modification des réseaux accueillant beaucoup d’utilisateurs.

Dans le billet publié Mardi, Mark Zuckerberg revient tout d’abord sur cette année qui selon lui a été bénéfique et remercie les 350 millions de personnes maintenant inscrites à Facebook et qui partagent leur intimité en ligne. C’est justement sur ce point que le président du réseau social voulait s’exprimer.

Selon lui, la priorité de Facebook est de fournir les outils qui permettent de partager et contrôler ses informations personnelles, sur ce point là, les réseaux régionaux posent problème. Ces groupements de personnes très appréciés, (plus de la moitié des utilisateurs de Facebook en font partie), permettent de regrouper des utilisateurs d’un même pays, région, d’une même société ou université. Mais voilà, les groupes ont grandi plus que de raison, d’une façon telle qu’il est difficile dans ces conditions d’assurer une bonne confidentialité.

Les utilisateurs joignant un groupe tel que celui de l’Inde ou de la Chine, que Mark Zuckerberg prend en exemple, ne pensent pas forcément à restreindre l’accès à leur profil et ouvrent ainsi à des millions de personnes certaines facettes de leur vie privée. Par défaut, aucune différence n’est faite entre membres d’un groupe et amis pour ce qui est des permissions d’accès. Plutôt que de modifier les permissions, Facebook va donc supprimer les réseaux de ce type pour modifier la façon dont ses membres restreignent l’accès à leurs données personnelles telles que les photos.

De nouvelles possibilités au niveau des options de confidentialité vont donc apparaître. Tout d’abord, la distinction sera faite entre les amis désignés par le membre Facebook et le réseau d’amis, c’est-à-dire les amis des amis, qui n’auront pas forcément les mêmes possibilités d’accès. Ensuite, de nouvelles fonctions permettront de personnaliser les permissions d’accès à plusieurs parties de son profil, indépendamment les unes des autres. Une possibilité qui était demandée par les membres selon Mark Zuckerberg.

D’ici à quelques jours, les membres de Facebook recevront une notification qui les inviteront à modifier leur profil en fonction des nouveaux paramètres.

Guillaume Bonvoisin, CNET France

Tiré du site http://hightech.nouvelobs.com.

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La police contrôle les étudiants manifestants à Lausanne

La police vaudoise a contrôlé l’identité d’étudiants qui occupent des locaux à l’Université de Lausanne. Six policiers sont intervenus dans la nuit à la demande du rectorat. Le mouvement étudiant se dit révolté.

La police vaudoise a contrôlé l’identité d’étudiants qui occupent des locaux à l’Université de Lausanne. Six policiers sont intervenus dans la nuit à la demande du rectorat. Le mouvement étudiant se dit révolté.

La police a identifié les étudiants parce que les Securitas ne peuvent pas exiger que des gens déclinent leur identité, a expliqué à le porte-parole de la police. Une cinquantaine d’étudiants étaient présents.

L’Université de Lausanne voulait savoir qui se trouvait dans les bâtiments, a déclaré le recteur Dominique Arlettaz. « Nous voulons que l’université puisse fonctionner, rien d’autre ».

Grâce à ce contrôle, « on peut savoir qui était dans ce bâtiment en dehors des heures d’ouverture », a poursuivi le recteur. La police est intervenue parce que certains étudiants ont refusé de donner leur identité aux agents de Securitas.

« Je ne crains rien. Les cours ont repris. On s’est mis à la disposition des étudiants » qui sont mobilisés contre la réforme de Bologne. M. Arlettaz n’a pas voulu préciser comment il entendait répondre aux préoccupations des étudiants qu’il compte rencontrer.

« Tout s’est passé normalement. Il n’y a pas eu d’évacuation, personne n’a été enfermé », a affirmé la police. Les agents ont quitté les lieux vers 02h30. « Nous condamnons ces méthodes inacceptables et nous exigeons la suppression de toutes les fiches établies », a demandé le mouvement étudiant.

Une action symbolique est prévue à la place du Château à Lausanne. Les étudiants, qui sont mobilisés depuis la fin novembre, demandent la liberté académique, un système de bourses d’études harmonisé et efficace ainsi qu’une Université libre et critique.

Article tiré du site : lematin.ch

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«J’ai honte du résultat de l’initiative anti-minarets»

Au lendemain de l’acceptation par le peuple suisse d’interdire la construction de minarets, les internautes déçus par le résultat des urnes réagissent sur les réseaux sociaux.

«Honte» est le terme récurrent chez les internautes qui utilisent les réseaux sociaux pour exprimer leur déception face aux résultats des dernières votations. Suivant l’onde de choc provoquée par l’acceptation surprise à 57,5% de l’initiative anti-minarets, plusieurs groupes Facebook ont rapidement été créés.

Parmi ceux-ci, le groupe «Ich schäme mich für das Resultat der Minarett-Initiative!» («J’ai honte du résultat de l’initiative anti-minarets») fait partie de ceux comptant le plus d’adhésions, avec plus de 45 000 membres inscrits. «En tant que Suisse-sse, j’ai honte du résultat xénophobe et anti-musulman de la votation. Bien que nous acceptons le résultat de cette votation, nous continuons néanmoins à nous battre pour le dialogue avec les Musulmans», peut-on lire sur la page d’accueil du groupe, qui continue de récolter de nombreux commentaires d’utilisateurs.

D’autres groupes moins populaires expriment la même indignation comme le groupe «Profondément révoltés par l’acceptation de l’initiative anti-minarets» avec ses près de 6500 membres, «Pour que le 29 novembre devienne le jour officiel de la Honte d’être suisse», comptant près de 1500 membres ou encore «Résultat de l’initiative anti-minarets: HONTEUX!».

Le groupe «La honte «anti-minarets» Suisse» recueille quant à lui moins d’utilisateurs mais ne cache pas non plus sa déception. «Le 29 novembre 2009. Un jour très sombre, très triste pour notre pays. Les musulmans de Suisse ne pourront plus construire de minarets. Mais au-delà de ce fait, c’est à tous les musulmans, à tous les croyants du monde à qui l’on fait injure par ce vote», écrit son créateur qui ajoute: «il me semble que cette votation est clairement anti-islamiste».

A l’instar des rassemblements spontanés qui ont eu lieu dimanche soir, près de la gare de Berne et à Zurich pour protester contre l’approbation de l’initiative, des veillées de 15 minutes prévues pour le 1er décembre s’organisent dans les principales villes romandes via le célèbre réseau social.

Représailles sur Facebook

Si certains citoyens suisses affichent leur amertume sur le célèbre réseau social, des utilisateurs internationaux propose déjà de boycotter les produits suisses comme le groupe «Boycott Switzerland for Banning Mosque Minarets» («Boycottez la Suisse pour avoir banni les minarets»). «Si les Suisses peuvent bannir les minarets pourquoi ne pouvons pas bannir les produits suisses» s’interroge un autre groupe Facebook.

Source : 20 minutes.ch

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Quand l’ordinateur devient un gérant de fortune

Swissquote prépare le lancement d’un service automatisé de gestion pour les fortunes allant jusqu’à 500 000 francs.

Depuis le début de l’année, la Bourse suisse est hantée par un trader virtuel: un ordinateur. Et c’est sans le moindre état d’âme que le Swissquote Quant Swiss Equity Fund achète et vend des actions. Maintenant que ce computeur a fait ses preuves, le trader en ligne Swissquoteva le décliner sous forme de nouveau service au cours du premier trimestre 2010 pour une clientèle cible disposant d’une fortune allant jusqu’à 500 000 francs.

«Avec une stratégie délibérément prudente, le fonds a réalisé une performance de 8% depuis le début de l’année, confie Marc Bürki, CEO et cofondateur de Swissquote. En temps normal, nous performons régulièrement le marché. Mais la nature prudente du portefeuille limite la hausse quand le marché explose.» Le risque du fonds est aussi limité à la baisse. Sa performance relative n’est cependant pas le plus important.Le Swissquote Quant Swiss Equity Fund est d’abord un outil expérimental. Swissquote s’en est servi pour vérifier que ses instruments informatiques fonctionnent bien.

L’offensive que prépare le trader en ligne n’est pas de vendre un fonds piloté par ordinateur mais d’automatiser la gestion de portefeuilles, correspondant au besoin et à la stratégie unique de chaque client. Car ces logiciels rendent bon marché cette forme de sur-mesure.Comme dans une banque privée, le client se verra proposer une stratégie en fonction d’un questionnaire qu’il remplira en ligne afin de déterminer son profil, ses préférences, ses objectifs et son horizon de placement.

A partir de là, l’ordinateur lui proposera un portefeuille individualisé. Validé par le client, ce choix sera ensuite exécuté automatiquement par des achats puis par une gestion dynamique au quotidien. En fonction des demandes du client, le programme générera des alertes pour le prévenir des décisions d’investissement.

Un computeur rationnel

Derrière une interface que Swissquote prévoit simple, les ingénieurs financiers de l’entreprise vaudoise ont dû monter tout un système pour rendre possible ce e-private banking. Il a d’abord fallu construire des bases de données dynamiques (les cours changent tout le temps) pour intégrer plus de 500 000 produits financiers.

Ensuite, les ingénieurs ont créé des modèles dits de value at risk, qui mesurent la volatilité historique des titres afin de déterminer s’ils sont stables ou au contraire risqués. Enfin, le système tient compte du facteur humain en intégrant les recommandations des analystes.Marc Bürki reconnaît que ces modèles ne prévoiront pas les chocs macroéconomiques. Qui le peut? Mais il insiste sur le fait que les décisions de l’ordinateur ne sont que rationnelles alors que souvent les investisseurs se laissent aveugler par des émotions qui les conduisent, par exemple, à systématiquement prendre leurs bénéfices sur les titres qui performent le mieux alors que ce sont souvent ceux qu’il faudrait garder.

L’automatisation de la gestion de fortune est-elle pour autant inéluctable? La concurrence est en tout cas en train de se mettre en place. Le Crédit Agricole vient de lancer sa banque privée en ligne B For Bank sur le marché français. Il n’a toutefois pas fait le choix de pousser autant les mathématiques financières que Swissquote. Signe de ses ambitions, l’entreprise suisse prévoit le recrutement d’une vingtaine d’analystes quantitatifs. A terme, Marc Bürki espère pêcher des talents dans le vivier, qu’il a mis en place à l’EPFL, autour de la chaire Swissquote d’ingénierie financière qui vient de démarrer.

Tiré de Bilan.ch

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Unia réclame à son tour un salaire minimum

 

 

 

 

 

En Suisse, environ 400′000 travailleurs gagnent moins de 3500 francs.   [Keystone]

 

Après l’Union syndicale suisse et le PS, au tour d’Unia de se prononcer pour le lancement d’une initiative pour un salaire minimum. Réunis samedi en assemblée à Berne, les délégués du syndicat ont accepté le projet à l’unanimité.

Il n’est pas acceptable que malgré leur dur labeur, des travailleurs doivent se contenter de salaires indécents, a expliqué samedi Andreas Rieger, co-président d’Unia lors de l’assemblée.

Les quelque 100 délégués présents à l’assemblée estiment que le revenu minimum doit avoisiner deux tiers du salaire médian, soit 3600 francs 13 fois par an ou 3900 francs sur douze mois.

Le législateur édictera un salaire minimum obligatoire et les Conventions collectives de travail devront s’y conformer. Une loi doit en outre servir de filet de sécurité, a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Le texte détaillé sera élaboré ces prochains mois avec le concours de l’Union syndicale suisse (USS). Puis Unia recherchera le soutien d’autres organisations ou partis. A fin octobre, les délégués du Parti socialiste avaient semblablement voté pour l’ancrage d’un salaire minimal dans la Constitution.

Contre l’abaissement du taux de conversion

Unia a pris d’autres décisions. Le syndicat mènera une campagne contre l’abaissement du taux de conversion LPP. Si le Parlement devait décider de réduire les prestations de l’AVS et de l’assurance-chômage, Unia saisira le référendum.

Unia n’acceptera pas non plus un affaiblissement de la SUVA lors de la révision de la loi sur l’assurance-accidents. Enfin, le syndicat demande dans une résolution au Conseil fédéral de concrétiser dans le droit la protection contre le licenciement des travailleurs dans le cadre de leurs activités syndicales.

Egalité hommes-femmes

Le partage du travail familial entre hommes et femmes reste très inégal, ont relevé de leur côté les femmes de l’Union syndicale suisse samedi à Berne avec un manifeste. Elles réclament des horaires et une organisation du travail compatibles avec la vie de famille, tant pour les hommes que pour les femmes.

Elles revendiquent un congé maternité de 18 semaines payé à 100%, un congé paternité payé de plusieurs semaines et des jours de congé supplémentaire en cas de tâches d’assistance aux membres de la famille. Les femmes de l’USS demandent également d’améliorer les salaires des femmes.

Source: 20 minutes

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Une start-up veut valoriser les déchets de pommes en biogaz et en antioxydants

Un projet pilote a été réalisé avec la Haute École spécialisée de Sion. Des contacts sont en cours avec des fabricants de jus de pommes mais, pour l’instant, aucun accord n’a été conclu.


Chaque année, plus de 123 000 tonnes de pommes sont pressées. Un processus qui engendre également des déchets: 21 000 tonnes de résidus de pressage doivent être brûlés car ils contiennent trop de sucre pour nourrir le bétail. Pulp Energy, un projet mené par Laurent Cuénoud, consiste à récupérer ces déchets et à les valoriser grâce à un procédé chimique à base d’alcool et d’eau. Après filtration et évaporation, il en résulte des antioxydants, du sucre et des déchets de pommes ne contenant plus de sucre. «Ces résidus deviennent propres à la consommation pour les animaux», souligne-t-il.

Grâce à un procédé de fermentation standard, le sucre – extrait des pommes – peut être envoyé dans un digesteur pour être transformé en biogaz. «Il s’agit d’une digestion anaérobique ou méthanisation qui consiste à transformer en l’absence d’oxygène cette matière organique, à savoir le sucre, en biogaz», explique Laurent Cuénoud. Après épuration, il pourra être utilisé dans des chaudières, générer de l’électricité, être injecté dans le réseau de gaz naturel ou servir de carburant.

Quant aux antioxydants extraits de ces déchets de pommes, Laurent Cuénoud espère intéresser l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Ils sont en effet utilisés pour conserver des aliments, réduire l’oxydation de certains produits ou protéger l’organisme. On en retrouve ainsi dans des yoghourts, des médicaments ou des crèmes de beauté. «Grâce à notre procédé, nous obtenons une poudre dont l’activité antioxydante est supérieure aux extraits de thé vert», affirme Laurent Cuénoud.

La faisabilité du processus de Pure Energy a été démontrée lors d’un travail post-doctoral à l’Université de Lausanne. Un brevet a été déposé et un projet pilote a été réalisé avec la Haute Ecole spécialisée de Sion. «Des contacts sont en cours avec des fabricants de jus de pommes. Mais, pour l’instant, aucun accord n’a été conclu, note Laurent Cuénoud, qui cherche à lever 250 000 francs afin de passer à une phase d’industrialisation. Nous voulons démontrer que le procédé marche à grande échelle et qu’il est économiquement rentable.»

Le potentiel de production annuelle, lié à ces 21 000 tonnes de résidus de pressage, est estimé entre 10 et 15 millions de mètres cubes de biogaz. «Il contient 50% de méthane, carburant qui bénéficie d’un excellent bilan énergique et qui réduit fortement les impacts environnementaux», précise Laurent Cuénoud, ex-directeur de la société en conseils informatiques Itecor, qui se consacre désormais à différents projets dans le domaine des technologies propres. Sa société Pure Energies, en cours de création, chapeaute Pulp Energy. Elle est également chargée de commercialiser les prises électriques «intelligentes» de Smart Energies. Elles permettent d’optimiser et de diminuer la consommation d’appareils électriques tels que les ordinateurs, les modems, les stéréos, les machines à café, le chauffage ou la climatisation. «Dans les entreprises, jusqu’à 40% de l’électricité est consommée en dehors des heures de travail», précise le jeune entrepreneur. Grâce à cette prise, l’utilisateur peut gérer et visualiser sur son ordinateur sa consommation en temps réel. Via Internet ou son smartphone, il pourra même enclencher à distance sa pompe à chaleur, éteindre les lumières ou couper les appareils en mode veille.

«Déjà commercialisée aux Pays-Bas auprès de 1000 clients, cette prise a permis de réduire facilement la consommation énergétique de 20%», souligne Laurent Cuénoud, qui vise le marché suisse dès la fin de l’année. Enfin, Pure Energies a décroché un mandat de commercialisation des dispositifs solaires développés par Iland Green Technologies, une société basée à Neuchâtel. Celle-ci conçoit des panneaux solaires déroulables, couplés à une batterie. Le tout étant contenu dans un tube d’un mètre de long facilement transportable. Le dispositif permet d’assurer l’approvisionnement de tout appareil électrique, d’alimenter un petit chalet isolé ou d’assurer des fonctions de survie dans une région éloignée des réseaux électriques.

Source: LeTemps.ch

Après le colza voilà les résidus de pomme pour fabriquer votre carburant!!

Et après??

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Le fisc joue un sale tour aux fans de loto et de PMU

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