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La banque d’affaires Goldman Sachs a tenté, en 2001 déjà, d’en dessiner les contours dans un rapport sous l’acronyme BRIC, pour Brésil, Russie, Inde, Chine, les quatre pays dits émergents. Mise à jour régulièrement, cette synthèse du poids économique des nations n’a pas subi de changements notoires. Globalement, la richesse cumulée de ce quatuor devrait dépasser, en volume, les économies du G7 à l’horizon de 2050. Convaincus que le jour d’un nouvel ordre est arrivé, les membres du BRIC ont tenu, le 16 juin 2009, leur premier sommet à Iekaterinbourg et publié une déclaration. Le BRIC y plaide pour une architecture multipolaire. S’ils ne forment pas ensemble un bloc politique uni, si l’économie de la Russie demeure incertaine au sortir de la crise, on ne peut s’empêcher d’y lire le signe avant-coureur de l’acte de décès du G7, ce club fermé des anciennes puissances industrielles du XXe siècle. Le G20 de Londres en avril 2009, puis le second sommet de Pittsburgh en septembre ont planté les premiers jalons d’un monde multipolaire, certes aux contours encore flous mais qu’aucun Etat ne semble en mesure de contrer. Le président américain a pu être tenté par un partenariat privilégié avec la Chine pour former un «G2». Washington a rapidement levé toute ambiguïté, en accordant à l’Inde une place qualifiée d’«indispensable» dans le nouvel équilibre mondial. Jamais l’Inde n’avait obtenu une telle reconnaissance, elle qui fait face au Pakistan, l’allié américain. Le premier ministre Manmohan Singh, le père des réformes indiennes, a savouré l’instant: il aura été en 2009 le premier chef d’Etat à être reçu en «visite d’Etat» par le président Barack Obama.
Les grands pays émergents se sentent d’autant plus confiants qu’ils ont mieux résisté à la crise financière qui a plongé les vieux pays industriels dans une longue récession. A des degrés divers, les nouveaux géants regorgent de réserves en dollars; leur épargne confirme la naissance de classes moyennes qui prennent peu à peu le relais des investissements directs étrangers et stimulent la consommation. Le Japon l’expérimente au quotidien: son ancrage en Asie se renforce et se traduit dans un volume d’exportations qui vient de dépasser celui accaparé naguère par les Etats-Unis et l’Europe.
Extrait : »Le Temps » du 28.12.2009
La décision, prise pour sauver le traité fiscal avec la Suisse, est un camouflet pour Hervé Falciani. Le ministère public de la Confédération peut poursuivre son enquête contre l’informaticien.


La grève de l’Aéroport de Genève
Une grève de deux entreprises d’assistance au sol de l’Aéroport international de Genève a commencé samedi matin.
Les raisons
Ces deux entreprises, qui sont Dnata et Swissport ont lancé leur mouvement à l’appel des deux syndicats suivants : le syndicat interprofessionnel des travailleurs et le syndicat des services publics pour réclamer une convention collective du travail unique pour toutes les entreprises aéroportuaires, des augmentations de salaires ainsi qu’une meilleure organisation du travail.
Avant de faire grève, les syndicats avaient déposé une pétition le 8 décembre 2009 à l’Office cantonal de l’inspection et des relations de travail. Cette pétition demandait le respect des dispositions légales pour tout le personnel, qu’il soit soumis au droit public ou au droit privé, une protection accrue du personnel auxiliaire et l’extension des conventions collectives de travail existantes. Les syndicats avaient également envoyé un courrier à François Longchamp, ministre de l’emploi et président du conseil d’administration de l’Aéroport international de Genève pour demander une extension des conventions collectives de travail existantes. Ces initiatives étant restées sans réponse, les syndicats ont durci le ton.
Cette grève était attendue, puisque les employés de certaines entreprises aéroportuaires avaient déjà annoncé, le 17 décembre 2009, qu’ils allaient faire grève depuis le 1er janvier si aucun accord n’était trouvé.
Le déroulement
Les employés des deux entreprises ont été accueillis samedi matin par les syndicalistes du Syndicat International des Travailleurs et du Syndicat des Services Publics. Environ 150 employés ont suivi le mouvement, qui s’est déroulé principalement dans le secteur de la piste et du tri.
Cependant, samedi soir, seul le personnel de Swissport continuait de faire grève. Les employés de Dnata ont repris le travail après avoir obtenu de la direction de leur entreprise une hausse de salaires, une revalorisation du travail nocturne et un engagement à négocier une Convention collective de Travail.
Les conséquences
Etant donné que cette grève touche principalement les secteurs de la piste et du tri, il ne devrait pas avoir trop de perturbations. Seuls quelques vols ont été retardés et les délais d’attente pour récupérer les bagages ont été allongés.
La Suite
Selon le porte-parole, les syndicats risquent de prendre les passagers en otage si le mouvement devait se poursuivre.