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Seule une nouvelle entreprise suisse sur deux survit cinq ans après sa création
Les nouvelles sociétés actives dans la construction résistent le mieux, les commerces disparaissent le plus vite, constate une enquête de l’Office fédéral de la statistique
Les chances de survie des nouvelles entreprises varient fortement d’une branche à l’autre. Dans le secteur secondaire, 57,4% des sociétés créées en 2003 existaient encore en 2008, alors que cette proportion n’atteint que 48,6% dans le secteur secondaire.
En moyenne, une entreprise sur deux disparaît cinq ans après sa création, ressort-il d’une enquête de l’Office fédéral de la statistique (OFS), basée sur le recensement fédéral des entreprises de 2008. Une année après leur création, quatre entreprises sur cinq existent encore. Cette proportion diminue à 70% après deux ans, à 66% après trois ans et chute à 60,6% au bout de quatre ans.
L’emploi résiste mieux
Après cinq ans, le taux de survie est le plus faible dans le commerce (42,7%), l’informatique (46,6%), les transports et communications (48,9%) et les activités financières et assurances (49,5%). A l’inverse, 59,5% des nouvelles entreprises actives dans la construction existaient cinq ans après leur création. Elles sont 56,4% dans la santé et les activités sociales, 54,6% dans l’industrie et 53,2% dans l’hôtellerie et la restauration.
Avec quels effets sur l’emploi? La diminution des effectifs est plus faible que celle des entreprises, car les sociétés survivantes ont tendance à créer de nouveaux emplois. Cependant, ces nouveaux postes ne suffisent pas à combler totalement les pertes d’emplois résultant de la disparition des entreprises.
Reste à voir quels seront les effets de la crise économique. A cet égard, les statistiques des ouvertures de faillite tenues par Creditreform ne sont pas rassurantes. Pour la première fois en Suisse, une valeur recensant plus de 5000 faillites de sociétés sera atteinte en 2009. De janvier à fin novembre, 4818 cas d’insolvabilité ont déjà été dénombrés, contre 4221 sociétés sur l’ensemble de 2008. Selon Creditreform, le nombre record de 5200 cas d’insolvabilités prévu 2009 pourrait même être dépassé.
Tiré de Bilan.ch