Unia réclame à son tour un salaire minimum

 

 

 

 

 

En Suisse, environ 400′000 travailleurs gagnent moins de 3500 francs.   [Keystone]

 

Après l’Union syndicale suisse et le PS, au tour d’Unia de se prononcer pour le lancement d’une initiative pour un salaire minimum. Réunis samedi en assemblée à Berne, les délégués du syndicat ont accepté le projet à l’unanimité.

Il n’est pas acceptable que malgré leur dur labeur, des travailleurs doivent se contenter de salaires indécents, a expliqué samedi Andreas Rieger, co-président d’Unia lors de l’assemblée.

Les quelque 100 délégués présents à l’assemblée estiment que le revenu minimum doit avoisiner deux tiers du salaire médian, soit 3600 francs 13 fois par an ou 3900 francs sur douze mois.

Le législateur édictera un salaire minimum obligatoire et les Conventions collectives de travail devront s’y conformer. Une loi doit en outre servir de filet de sécurité, a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Le texte détaillé sera élaboré ces prochains mois avec le concours de l’Union syndicale suisse (USS). Puis Unia recherchera le soutien d’autres organisations ou partis. A fin octobre, les délégués du Parti socialiste avaient semblablement voté pour l’ancrage d’un salaire minimal dans la Constitution.

Contre l’abaissement du taux de conversion

Unia a pris d’autres décisions. Le syndicat mènera une campagne contre l’abaissement du taux de conversion LPP. Si le Parlement devait décider de réduire les prestations de l’AVS et de l’assurance-chômage, Unia saisira le référendum.

Unia n’acceptera pas non plus un affaiblissement de la SUVA lors de la révision de la loi sur l’assurance-accidents. Enfin, le syndicat demande dans une résolution au Conseil fédéral de concrétiser dans le droit la protection contre le licenciement des travailleurs dans le cadre de leurs activités syndicales.

Egalité hommes-femmes

Le partage du travail familial entre hommes et femmes reste très inégal, ont relevé de leur côté les femmes de l’Union syndicale suisse samedi à Berne avec un manifeste. Elles réclament des horaires et une organisation du travail compatibles avec la vie de famille, tant pour les hommes que pour les femmes.

Elles revendiquent un congé maternité de 18 semaines payé à 100%, un congé paternité payé de plusieurs semaines et des jours de congé supplémentaire en cas de tâches d’assistance aux membres de la famille. Les femmes de l’USS demandent également d’améliorer les salaires des femmes.

Source: 20 minutes

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