Ces Suisses dénoncés aux Etats-Unis

Swiss_Nyc--469x239Lorsque Oswald Grübel promettait «du sang et des larmes» devant l’assemblée des actionnaires d’UBS le 16 mars dernier, les époux W* ne se doutaient pas que cette prédiction les concernait au premier chef. Pas plus que le professeur D*, un Vaudois titulaire d’une chaire prestigieuse dans une université de la côte ouest des Etats-Unis.

Leurs témoignages recueillis sous condition d’anonymat révèlent un aspect encore ignoré de l’accord passé en août entre la Suisse et les Etats-Unis au sujet d’UBS. Parmi les 4450 noms de clients que l’administration fédérale s’apprête à livrer à l’IRS figurent nombre de Suisses émigrés aux Etats-Unis. Devenus contribuables américains par un double passeport ou permis de travail, leurs comptes suisses n’avaient pas été déclarés comme l’exige l’IRS pour tous les dépôts dépassant 10 000 dollars détenus à l’étranger. Parfois par inconscience de la sévérité des lois américaines, parfois dans le but de se ménager une «protection en cas de coup dur».

Le profil de ces Suisses expatriés ne ressemble en rien aux fraudeurs de haut vol par lesquels le scandale est arrivé, à l’été 2008, et que l’administration américaine cherche aujourd’hui à identifier. Dans les cas portés à notre connaissance, les comptes n’avaient pas été dissimulés par des sociétés offshore et les fonds ne correspondaient pas à des revenus imposables aux Etats-Unis.

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